Aujourd'hui, il pleut. Je me fais chier. L'été va s'en aller dans quelques mois et avec lui, peut-être, les dernières mouches hétérosexuelles. Qu'allons nous devenir si, au lieu de balader leurs grosses pattes velues chargées de merde et de microbes sur nos mille-feuilles et dans nos salades de tomates, ces dernières passent leur temps à se raboter sauvagement le tuyau à chocolat, oubliant ce pourquoi la nature les a faîtes, à savoir nous alerter sur la présence de déjections canines et nous pourrir la vie ?
Une forêt peuplée de fauves
Aujourd'hui, il est temps que nous revenions sur le discours que nous sommes habitués à entendre. Ce faux discours qui assimile l'homme à un fou parce que simplement ce dernier déroge le conventionnel. Quelle erreur ! La croyance collective fabrique ses fous. Qui veut peut porter à la fois deux montres sur la même main. Celui qui le fait est-il vraiment fou comme on a tendance à le croire ? Même, l'homme qui s'enferme dans le raisonnement porte sans le savoir en lui un degré de folie. Le raisonnement interpelle un degré de folie comme aussi la création. La folie est beaucoup plus difficile à comprendre que nous le pensons. Qu'on le veuille ou non, nous sommes tous fous. L'homme ne possède pas toujours sa raison. La folie l'emporte de temps à autre. Ainsi, il trouve l'équilibre de bien vivre. L'inconscience habite souvent les hommes. Mais, la folie n'est pas de l'inconscience. L'inconscience ne produit rien. Nous avons tous besoin de la folie qui sauve pour vivre, créer et produire. Même pour comprendre certains faits, il faut sortir de l'ordinarité auquel nous nous baignons au quotidien. Nous voulons dire, il faut de la folie pour saisir certaines choses. L'homme qui risque sa vie dans une forêt peuplée de fauves sans rien y chercher n'est-il pas saisi par un degré de folie ? Pourtant, nous n'ignorons pas que durant sa randonnée pédestre, cet homme peut découvrir dans la forêt ce qu'il a toujours cherché de sa vie. Encore une fois, la folie peut aider l'homme à percer le secret qui habite notre environnement.
Tout n'est pas fait pour être visible au premier coup d'½il. Faisons attention. Il y a fou et fou. L'humanité compte des gens qui sont cliniquement fou. Ceux là, c'est les gens qui ont totalement perdu la raison. Ceux qui ne savent plus faire la différence des choses. Ceux là chaque peuple en compte. L'artiste est un fou, du moins c'est l'étiquette que la société lui colle le plus souvent. Mais sa folie, il la rattrape dans ses idées. La folie lui permet d'échapper à l'enfermement, à l'emprisonnement de son esprit. Aujourd'hui, la véracité des faits explique que la folie humaine stimule le progrès. Vraiment, il faut être un fou, un homme hors du commun pour oser dire, faire et réussir certaines choses. Aujourd'hui, les faits démontrent au jour le jour que la folie de Neil Armstrong en allant sur la lune a depuis lors provoqué la révolution de la science dans plusieurs domaines. Autant le monde sera surpeuplé de fous autant l'humanité va trouver le chemin du progrès. Méditons sur la célèbre phrase de Faraday « en y pensant toujours ». Cette phrase explique suffisamment la folie qui avait habitée ce dernier pour réussir le pari scientifique qui lui a coûté quarante ans de travail. La folie humaine, l'Humanité en aura toujours besoin pour assurer son propre développement et permettre aux chercheurs de franchir la frontière que la raison ne peut dépasser. La science elle-même est synonyme de folie. Pour poursuivre son élan, la folie des scientifiques est un moyen sûr pour conditionner sa progression. L'utopie même est une forme de folie. La pensée n'est pas toujours vraie. De même, la vérité n'est pas seulement dans la logique. Dans la folie la vérité peut surgir. Quand on sait trop où on va, à l'arrivée on risque de ne pas découvrir grande chose. L'odyssée scientifique est un levier pour la progression de la science. Et celle-ci trouve son point de départ dans la folie humaine. Evidemment, n'est pas philosophe, écrivain qui veut. Vouloir comprendre ce qui vit dans la vie interpelle un degré de folie.
Il est temps que nous percevions les choses autrement. La conscience est une chose. L'inconscience en est une autre. Pour aussi dire que la folie n'est ni l'un ni l'autre. La folie n'est pas synonyme de négation de la personne comme le dit l'opinion. La folie a un sens. L'homme a besoin de beaucoup de choses pour prouver ses aptitudes, ses qualités, son talent. La raison l'aide certes. Comme la folie aussi. Cette folie qui l'amène à voir la réalité cachée. Celle que l'homme ordinaire ne peut pas appréhender. Nous rappelons ici que tout n'est pas conscience. Comme la folie nous permet aussi de comprendre certaines choses sans la raison. La raison ne peut pas venir à bout de tout. L'heure est venue de ne plus parler pour convaincre. Mais de parler pour corriger la dérive intellectuelle. Pourquoi nous voulons résumer la folie dans la négation ? La folie qui sauve peut sauver l'humanité toute entière. Les limites de la raison trouvent leur prolongement dans la folie humaine. Les hommes ont besoin d'elle. Nous ne le diront jamais assez, trop de conscience tue la conscience. Tout le monde a besoin d'un degré de folie. La folie humaine sauve contrairement à l'opinion la plus répandue.
Il convient donc de réviser notre jugement sur les mouches homosexuelles. Car c'est vrai, les grandes révolutions scientifiques avaient parfois l'air encore plus con que ça...